Le clitoris est l’organe de l’exposition et de
l’abandon au monde brut, des impressions aussi bizarres, étranges et variées
que sa morphologie, sa géographie. Cet assujettissement se laisse dériver, dérouter par les accidents, les vents, les changements que le
monde impose. Et tout le plaisir est dans ce changement, cette capitulation.
Autant que le monde tourne et s’impose, l’organe est en effervescence.
Le monde est perçu, subi. Le sentiment qu’il
inculque est un indéniable plaisir premier, traversant les âges, mais d’autant
mieux mis en valeur que l’époque le permet. Le plaisir évolue, change, mais son
axe de rotation reste ce plaisir à la merci du monde qui dure autant que la
puissance de soumission à son emprise est forte. Avoir la force de s’offrir au
monde et de le recueillir est le moyen d’obtenir ses faveurs si subtiles, si
volatiles tout en étant dominées par le noyau de la terre.
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