Les rites funéraires sont la première apparition de la
spiritualité dans les civilisations archaïques. Avant de penser le monde, de
l’analyser, une fois le minimum vital à leur portée, les hommes ont commencé à
bâtir des tombeaux, à sanctifier la mort. Ils ont, impuissant face à la
finitude, défié la mort en créant la mémoire des morts, la demeure des morts.
La quête d’immortalité est la deuxième source de
spiritualité du monde primitif qui a explosé aujourd’hui avec la science. Non
seulement nos ancêtres ont conjuré la mort, mais ils ont voulu la braver. Ces
deux choses pourtant, sont impossibles, et c’est cette impossibilité même qui a
fait la force et la beauté des hommes. L’infantilisation où nous évoluons
actuellement tient au fait que nous pensons en avoir terminé avec ce qui fait
l’homme. Je ne m’attarderais pas sur l’ineptie de cette position qui coutera
extrêmement cher à l’homme, mais je me réjouis sincèrement de la punition et de
la révélation qui lui succèdera quand et si il aura retrouvé la raison.
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