La poésie est nécessairement féminine. La femme laisse
entrer le monde en elle. La femme reçoit les pistils portés par le vent. Elle
les sent et elle jouit. De manière générale, la femme ne fait que recevoir,
l’homme expulse. La femme reçoit le monde, l’homme. Elle sent tout le condensé
avec une capacité de dissolution sans pareille qui fait sa force. Cette action
de poétiser le monde et de le transformer ne s’arrête pas là. Car ce qu’elle
reçoit, ou transforme, est en fait la naissance du monde, la petite enfance, la
vérité première. Elle en est le seul témoin. Son témoignage est poésie. Sa
transformation est ressourcement, résurrection.
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