La création poursuit un délire. Dans son essence, elle a une
vérité qui lui est propre, humaine. Tout d’abord elle s’affranchit de la
morale, ainsi elle poétise le monde. Elle fait surtout l’effort de ne pas s’en
tenir à des vérités établies. Elle les abolit tout en restant lucide, alerte.
Elle arrive alors au terme de la vérité, comme un symbole déchiffré. Symbole
non plus universel mais singulier. Le lecteur pénètre le
symbole à travers une longue clairière qui lui a ouvert la voie. Il n’a pas
perdu de temps pour entrer en communication avec le symbole, il n’a pas subi
l’indifférence du monde.
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