jeudi 23 novembre 2017

Progrès


Le progrès est nécessairement la cause de la dissipation de la culture. Dissipation qui, sans cesse croissante, en vient à l’asphyxier, jusqu’à ce que, par définition, l’homme ne puisse plus respirer. Les causes de son malheur, au-delà de son refuge dans l’irréalité, le cloisonnement des riches, lui sont pourtant assez floues. L’ironie du sort étant que l’on propose comme solutions à ce malheur l’accroissement de ses causes mêmes : le progrès. Le malheur prend alors un caractère double : l’homme est non seulement lentement déraciné, mais qui plus est balayé par le vent du progrès qui lui empêche d’y voir clair.

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