samedi 4 novembre 2017

Anciens, culture, longévité


La longévité est certainement l’alibi du progrès. Tout le monde, dans l’état actuel des choses, même s’il a à se plaindre, voudrait vivre plus longtemps, quitte à saborder nombres de principes qui sont bons pour l’homme. Les philosophes de l’antiquité s’intéressaient à ce qui est bon pour l’homme en général, et jusqu’ici, ce fait été mis en avant jusqu’à ce que la science et le progrès atteigne un seuil qui est venu corrompre la vie de l’homme. Notre longévité, notre rapport à la mort a changé. En quelque sorte, il nous tient en tutelle, et nous savons que nous portons atteinte à l’homme et la culture, mais ceci est toujours repoussé par la formule, « jusqu’ici, ça va ». Les anciens s’intéressaient d’avantage à l’avenir et au passé. Mais aussi, l’homme du vingt et unième siècle regrette un passé qu’il a connu. Tous à peu près veulent la même chose, même s’ils s’affrontent. Mais tous savent qu’ils sont responsables de ce qu’ils regrettent. Ils regrettent le passé, mais ils ont tué le culte des anciens, le culte de l’histoire.

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