Hannah Arendt écrit, dans la partie De l’autorité de son
essai Crise de la culture, que les révolutions s’orientent vers un regain
d’autorité, elle-même issue de la fondation de Rome et de l’orientation des
anciens vers le passé comme vecteur d’autorité. Or toutes les révolutions ne
sont pas orientées vers le passé, l’acte de la fondation. Certaines révolutions
ultérieures ont eu un caractère d’avantage rimbaldien. Rimbaud en effet,
« fondait » son désir de révolution, ou plutôt l’orientait vers
l’avenir. C’est ainsi que les fondations ont volé en éclats, et se sont
dissoutes en quelque chose d’imperceptible, et disons, d’inavouable. Aucun de ces
nouveaux révolutionnaires n’a pu expliquer sereinement ce qui l’habitait, ni
former un concept clair. Mais surtout est apparue une méfiance envers l’idée de
révolution d’un nouvel ordre : celle du caractère euphorique et infantile
des révolutionnaires.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire