Le fait d’être en rapport sensoriel avec le
monde, de le toucher, ou le sentir, est un processus d’humanisation, voire une
déviance typique de l’homme. C’est un peu comme un chat qui ronronne, bien que
les animaux sauvages aient peu de loisir de le faire. Mais l’homme va plus
loin, il poétise le monde et il s’attarde à fonder sur ses impressions une
science : le règne du sensible. Cette manière d’aimer et appréhender le
monde est comme la crème de la nature, humaine seulement. Nietzsche en a été en
quelque sorte le chef de file, il a opéré une science purement humaine,
s’écartant de la nature, car la nature est brutale et ne permet pas à l’homme
de convoquer sa sensibilité pour survivre.
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