mercredi 21 février 2018

L'homme et la nature


Le fait d’être en rapport sensoriel avec le monde, de le toucher, ou le sentir, est un processus d’humanisation, voire une déviance typique de l’homme. C’est un peu comme un chat qui ronronne, bien que les animaux sauvages aient peu de loisir de le faire. Mais l’homme va plus loin, il poétise le monde et il s’attarde à fonder sur ses impressions une science : le règne du sensible. Cette manière d’aimer et appréhender le monde est comme la crème de la nature, humaine seulement. Nietzsche en a été en quelque sorte le chef de file, il a opéré une science purement humaine, s’écartant de la nature, car la nature est brutale et ne permet pas à l’homme de convoquer sa sensibilité pour survivre.

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