La méditation bouddhique est une véritable entrée dans le
néant chez ceux qui l’utilisent comme un moyen pour oublier le monde, la vie,
l’homme. Oublier, ou plutôt stériliser les forces de la vie par la méditation
est pourtant une mauvaise interprétation du bouddhisme, car elle permet, elle
se devait à l’origine de faire remonter à la surface des révélations sur la vie, l’homme, le
monde, en se débarrassant du superflu, et non en anéantissant l’essentiel. Or
ces nouveaux penseurs bouddhiques se servent de la méditation pour oublier
l’essentiel, et non y pénétrer d’avantage. Ce n’est rien qu’un moyen d’être
performant, ou de ne plus sentir le monde pour mieux le nier, et ne pas
souffrir de ses injonctions.
On me dira peut-être que le bouddhisme voulait se
débarrasser des injonctions du monde. Dans ce cas, ou bien il est le premier
vecteur du nihilisme, ou bien au contraire il se devait de répondre à des
injonctions véritables : celles de préserver le monde, la vie et l’homme
tels qu’ils sont.
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