samedi 7 octobre 2017

Méditation



La méditation bouddhique est une véritable entrée dans le néant chez ceux qui l’utilisent comme un moyen pour oublier le monde, la vie, l’homme. Oublier, ou plutôt stériliser les forces de la vie par la méditation est pourtant une mauvaise interprétation du bouddhisme, car elle permet, elle se devait à l’origine de faire remonter à la surface des révélations sur la vie, l’homme, le monde, en se débarrassant du superflu, et non en anéantissant l’essentiel. Or ces nouveaux penseurs bouddhiques se servent de la méditation pour oublier l’essentiel, et non y pénétrer d’avantage. Ce n’est rien qu’un moyen d’être performant, ou de ne plus sentir le monde pour mieux le nier, et ne pas souffrir de ses injonctions.
On me dira peut-être que le bouddhisme voulait se débarrasser des injonctions du monde. Dans ce cas, ou bien il est le premier vecteur du nihilisme, ou bien au contraire il se devait de répondre à des injonctions véritables : celles de préserver le monde, la vie et l’homme tels qu’ils sont.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire